Parmi les nombreux logiciels professionnels de montage vidéo disponibles sur le marché – les plus connus étant Avid Media Composer, Final Cut Pro, Da Vinci et Adobe Première Pro – ce dernier tire son épingle du jeu auprès du public amateur éclairé non pro.
En effet, sa prise en main est plutôt aisée pour un logiciel aussi performant et l’on peut s’en servir de manière assez simple sans avoir à s’arracher les cheveux durant des semaines avant de savoir créer un nouveau projet J
Voici 5 conseils qui vous permettront de bien démarrer sur Adobe Première Pro.

1) Le projet et les rushs : Deux réalités distinctes et complémentaires.

Si vous êtes novice en montage vidéo, quel que soit votre choix de logiciel, vous devez comprendre une chose essentielle : un montage en cours est constitué de deux éléments complémentaires. Durant notre formation de montage vidéo à Nantes, c’est ce par quoi nous nous focalisons en premier.

  • Les rushs, c’est à dire l’ensemble des images qui vont servir à créer le film. Il s’agit de tous les plans que vous avez tournés, un plan étant compris entre REC et STOP !
  • le PROJET MONTAGE qui comprend toutes les informations de coupe, de raccord, de fondu, de titrages. Il matérialise le travail de montage.

Les rushs ne sont pas présents dans le logiciel. Celui-ci pointe vers le disque qui comporte les rushs.
ATTENTION : Ils prennent énormément de place – 1 heures de rushs en Full HD occupe presque 8 Giga Octet. En 4K, c’est 4 fois plus !
C’est pourquoi il est préférable de stocker vos rushs sur un disque dur externe afin de ne pas charger et donc éventuellement ralentir, votre ordinateur. Mais la hausse incessante de la qualité implique de s’équiper de disques dures performants, en USB 3 minimum, ou en USB C. Avec un disque SSD, c’est encore mieux, mais plus cher. Et oui, la vidéo est un domaine dans lequel la course à l’équipement ne s’arrête jamais. Heureusement que la qualité d’un film ne tient pas – seulement – au nombre de pixels dans l’image …
Vos rushs sont dans un disque dur externe aux performances en adéquation avec le format de vos images. Ce disque est raccordé à votre ordinateur. Il est temps de démarrer votre logiciel.

2) Personnalisez votre espace de travail

Quel que soit le logiciel pro que vous aurez choisi, vous aurez la possibilité de personnaliser l’espace de travail, et même, notamment sur Première Pro, d’en créer plusieurs, que vous utiliserez en fonction des étapes de votre montage.
L’espace de travail est constitué de plusieurs sous espaces :

  • la fenêtre projet, dans laquelle seront rangé l’ensemble de vos rushs, mais aussi d’autres éléments comme les musiques, les logos, les dessins … et puis les séquences, c’est à dire le montage en lui même
  • la fenêtre de preview, qui vous permet de visionner les rushs
  • la fenêtre de visionnage du montage, juste au-dessus de la timeline, elle est le « moniteur » de votre montage. Des outils d’édition lui sont attribués
  • la Time line : le montage en lui-même avec l’ensemble des outils d’éditions.

A vous de choisir la taille affectée à chacune de ces « fenêtre », l’organisation sur un ou deux écrans, les outils affichés et ceux qui restent cachés …
Il est possible que vous optiez pour des espaces de travail différents pour le derushage, le montage, le mixage …

3) Une bonne méthode de travail

Là encore, la méthode de travail est indépendante du logiciel choisi.
Quel qu’il soit, le montage consiste à faire un film à partir d’une multitude d’images et de sons, notamment en vous appuyant sur la rédaction de votre scénario filmique.
Et pour cela, surtout lorsque vous aurez beaucoup de rushs, il vous faudra être organisé.

  • Commencez par derusher, c’est à dire visionner l’ensemble des rushs. Cela peut sembler une perte de temps, ça ne l’est pas.
    On pense connaître parfaitement l’ensemble de ses images, on fait l’impasse sur cette étape, et puis une fois le travail bien avancé, on s’aperçoit que l’on n’a pas tenu compte de certains plans, certaines séquences, et qu’il faut revoir le montage. Donc DERUSHEZ !
  • Créez des dossiers, des sous dossiers, tout comme vous le faites dans le finder de votre ordinateur. Il est important de concevoir cette organisation avec soin. Le temps passé à l’organisation de vos rushs, éléments, séquences, sera gagné au centuple plus tard.
  • Le moment est venu de commencer à monter ! créer une séquence en lui appliquant les caractéristiques techniques de vos rushs (si vous avez tourné en différents formats, par exemple Full HD et 4K, paramétrez la séquence selon le format majoritaire. Vous ajusterez le format minoritaire au fil de l’eau en appliquant aux plans concernés les caractéristiques … de la séquence.)
  • A chaque étape du montage, dupliquez la séquence en la renommant en incrémentant les versions (Interview Dupont V1, interview Dupont v2, interview Dupont V3 …)
  • Créez différentes séquences dans un premier temps, puis une fois chaque séquence aboutie (ou presque), créer une nouvelle séquence appelée Film V1 dans laquelle vous allez assembler toutes vos séquences.
  • Faites régulièrement des sauvegardes !!!

Vous ferez naturellement évoluer votre propre méthode de travail avec l’expérience, mais en commençant comme ça, vous devriez progresser en douceur.

3) La difficulté n’est pas de choisir ce que l’on garde, mais de décider de ce que l’on jette.


C’est ce que l’on dit dans le monde merveilleux du montage. Parce que lorsque vous avez pris du temps pour tourner de jolis plans, il est difficile d’admettre que votre préféré n’apporte rien au film.

espace de travail logiciel montage video

Deux façons différentes de faire le montage 

1 – Choisir ce que l’on garde : pour cela, vous visionnez vos rushs dans la fenêtre dédiée (en haut à gauche de votre espace de travail) et vous sélectionnez (entre un « mark In » – pomme I ou Ctrl I –  et un « mark Out » – pomme O ou Ctrl O) chaque plan ou morceau de plan que vous souhaitez garder, puis vous le « descendez » dans la time line.

2 – Choisir ce que l’on jette : vous « descendez » tout ou partie d’une séquence (tous les rushs tournés dans une unité de lieu et de temps) dans la timeline sur une nouvelle « séquence » (oui, il y a de quoi s’y perdre parce que c’est aussi ainsi que l’on nomme une succession de plan sur la timeline …) Et ensuite vous sélectionnez (avec un point d’entrée et un point de sortie) ce que vous souhaitez supprimer.

4) Sauvegardez votre projet

Ah le montage virtuel, c’est formidable ! Le temps qu’on gagne ! je me souviens de l’époque ou le montage vidéo se faisait avec deux magnétoscopes, un player (lecteur) et un recorder (enregistreur).
On mettait la cassette comportant les rushs dans le player, on choisissait le plan qui nous intéressait (pas question à l’époque d’opter pour la méthode «  je choisis ce que je supprime » … trop complexe à mettre en œuvre) puis on lançait un preview (le banc de montage lisait le plan déjà présent sur le recorder – c’est à dire le montage –  et enchainait avec le plan sélectionner en le lisant à partir du player sans l’enregistrer, afin de nous laisser la possibilité d’ajuster, à l’image près, nos points d’entrée et de sortie. Puis une fois ceux-ci validés, on appuyait sur REC et le plan était enregistré sur le recorder – celui comportant le film monté – et on passait au plan suivant.
Mais si finalement on souhaitait insérer un plan entre deux plans montés, il fallait passer la cassette montage dans le player, utiliser une troisième cassette, y enregistrer le montage jusqu’au plan précédant celui à ajouter, puis remettre la cassette de rushs dans le player pour ajouter le plan oublié puis enfin remettre la cassette comportant la V1 du montage pour coller le reste à la suite du plan inséré … vous m’avez suivie ?
– non …
– ce n’est pas grave, je doute que l’on revienne un jour à cette méthode.
Je vous épargne les explications du montage ciseaux en pellicule … qui nécessitait une rigueur surhumaine J

Ça c’était avant le montage virtuel. L’avantage à l’époque, c’est que le montage existait vraiment sur la cassette. Et qu’à moins de perdre ladite cassette, aucune chance de voir s’envoler votre travail. Ni même vos rushs car au pire, si la bande magnétique pétait, vous pouviez toujours la recoller.


En virtuel, c’est différent. Tout est plus simple, plus rapide, plus souple … mais virtuel. Et si votre disque dur lâche, si vous n’avez pas fait de sauvegarde et que les plombs pètent, si vous cramez votre clé USB en l’éjectant sauvagement, adieux montage !!!

Alors SAUVEGARDEZ ! ET PLUTÔT DEUX FOIS QU’UNE !

  • Votre montage sur votre ordinateur ET sur un disque dur externe
  • Vos rushs sur DEUX DISQUES DURS EXTERNES
  • Paramétrez la fréquence de sauvegarde automatique sur votre logiciel
  • Et faite régulièrement des sauvegardes pendant le travail : Ctrl+S ou Pomme S doit devenir un TIC J

Amusez-vous bien !
Et n’hésitez pas à nous contacter pour que nous vous concoctions une formation sur mesures ! Vous gagnerez un temps précieux.

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